Discours de Harry Truman – 7 août 1945

Seconde Guerre Mondiale, 6 Août 45 : largage de la première bombe atomique sur Hiroshima par l’armée américaine…

Le lendemain, le président américain Harry Truman s’exprime à la radio :

« Il y a seize heures, un avion américain a lancé une bombe sur Hiroshima, importante base militaire nippone. Cette bombe avait une puissance supérieure à celle de 20 000 tonnes de TNT. Son pouvoir de destruction était deux mille fois plus grand que la bombe britannique qui était jusque-là la plus puissante du monde. Les Japonais ont déclenché la guerre en attaquant Pearl Harbor par les airs. Ils ont reçu la monnaie de leur pièce.

La bombe atomique permet d’intensifier d’une manière nouvelle et révolutionnaire la destruction du Japon. Sa force relève de la force élémentaire de l’univers, de celle qui alimente le Soleil dans sa puissance. Cette force vient d’être lancée contre ceux qui ont déchaîné la guerre en Extrême-Orient.

Nous avons maintenant deux grandes usines et plusieurs établissements se consacrant à la production de la puissance atomique. Le nombre d’employés, au plus fort de la construction, a atteint 125 000, et plus de 65 000 personnes sont encore engagées maintenant dans ces usines. Nous avons dépensé deux milliards de dollars et couru le plus grand risque scientifique de l’histoire. Nous avons gagné.

Le fait que nous soyons en mesure de libérer l’énergie atomique inaugure une ère nouvelle dans la compréhension de la nature.
Je vais proposer au Congrès de prendre immédiatement en considération la création d’une commission de contrôle pour la production et l’usage de l’énergie atomique aux États-Unis. D’autre part, je vais recommander au Congrès d’examiner dans quelles conditions l’énergie atomique pourrait devenir un instrument puissant du maintien de la paix mondiale.

Normalement, tout ce qui concerne la production de l’énergie atomique sera rendu public. Mais, dans les circonstances actuelles, on n’a pas l’intention de divulguer les procédés de la production, ni son application militaire, pour nous protéger nous-mêmes, et le reste du monde, contre le danger d’une destruction soudaine.

C’était pour épargner au peuple japonais une destruction complète que l’ultimatum du 28 juillet a été publié à Potsdam. Les chefs japonais ont rejeté rapidement cet ultimatum. S’ils n’acceptent pas maintenant nos conditions, ils peuvent s’attendre à une pluie de destructions venant des airs comme on n’en a jamais vu sur cette terre. Après cette attaque aérienne, les forces navales et terrestres suivront en nombre et en puissance, telles qu’ils n’en ont jamais vu auparavant et avec cette adresse au combat qu’ils connaissent bien.

Dans cette bataille des laboratoires, nous courrions des risques aussi terribles que dans nos batailles dans l’air, sur terre et sur mer. Nous avons gagné les batailles des laboratoires comme nous avons gagné les autres. »

Giuseppe C. – Vincent M. – Hugo C.

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